Les choses sont aujourd'hui clairement dites: l'audiovisuel public de demain englobera la télévision classique, la Haute définition et ses écrans larges, la télévision portable et ses écrans timbre poste et l'internet....
On verra son contenu partout puisque ses images et ses produits associés seront transportés par le hertzien, le satellite, l'ADSL, le WiMax et tutti quanti !

C'est à dire que l'audiovisuel de service public s'inscrit enfin dans son siècle. Au risque de contredire le sénateur de Broissia: rien à voir avec la loi sur la télévision du futur du printemps précédent !

Gràce soit rendue au Président de la République d'avoir, en quelques mois, permis aux parlementaires de se rendre compte que le monde était en train de bouger. Comme un seul homme, ils se réveillent en changeant leur fusil d'épaule et les incongruités d'une loi qui aura duré moins d'un an.

Le reste va maintenant pouvoir s'articuler comme un pièce d'ébénisterie en commençant bien sur par le problème du financement. Il s'agit bien comme on a pu le lire ici depuis des mois d'imaginer un modèle nouveau.

Totalement nouveau. 

Un modèle qui sera donc tout sauf la reconduction à l'identique du modèle de financement précédent.

C'est le gros, très très gros morceau de l'exercice: espérons que le nouveau modèle de notre audiovisuel public tiendra mieux la route que ce que le couple Poupou/Ockrent est en train de foutre en l'air !
Dans l'exercice qui vient, dans les prévisions budgétaires de ce nouvel ensemble, les lignes de recettes et de dépenses doivent être totalement bouleversées.

J'ai déjà émis quelques idées à ce sujet: redevances différenciées selon le nombre d'appareils permettant la réception, suppression du « must carry Â» et application à tous les diffuseurs du code du commerce: qui utilise et diffuse un produit le paye à l'éditeur, etc...
Si j'en crois lepoint.fr certaines de ces idées -venues d'ici ou d'ailleurs soyons modestes- circuleraient dans les ateliers de la commission Cope !

Désolé pour tous ceux qui se battaient jusque la sur des lignes budgétaires préexistantes mais il leur faut refaire leurs calculs: rien ne sert de courir, il faut partir à point !

Je ne suis pas sur que tout le monde est encore compris le véritable enjeu de ce bouleversement.

Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi !