J'ai la faiblesse d'avoir une maison de campagne. Qui plus est dans les environs de Sancerre. C'est vous dire que je suis rarement seul durant les fins de semaine et les vacances. Quel rapport avec le sujet ? Un souvenir que je conserve constamment la mémoire : je continue de croire qu'il explique beaucoup de choses sur le comportement des journalistes, donc sur « l'histoire de l'information dans les médias audiovisuels depuis 1981 ». À la moitié du septennat, il n'est pas inutile de revenir en arrière pour « faire le point » (au sens photographique du terme).
C'est un week-end comme les autres. Enfin, pas tout à fait, puisque François Mitterrand, depuis 15 jours, est le chef de l'État français. On s'y habitue mal dans le Sancerrois, où les « noirs » sont plus nombreux que les « rouges ». Ici, c'est simple : seules les communes qui abritent un château sont traditionnellement, « rouges » (socialiste ou communiste dans le langage du terroir). Ce samedi-là, les vignerons sont réunis. Les législatives approchent, mais il ne s'agit pas, à cette heure, d'une réunion électorale. On doit seulement remettre le prix du meilleur vin rouge, du meilleur vin blanc et du meilleur rosé. Et, croyez-moi, le Sancerrois est riche. Le député RPR sortant (il sera d'ailleurs sorti) s'adresse à ses administrés : « Pas de politique aujourd'hui la campagne va bientôt commencer, nous parlerons juste du vin ». Ça débute plutôt bien, mais ça ne dure pas. Tout est bon pour attaquer les socialistes sur leur programme et notamment, bien sûr, à partir des offices par produits qui intéressent les vignerons. Je suis venu avec un ami, journaliste parisien connu, rédacteur en chef d'un quotidien « de gauche » qui est, pour le week-end, à la maison. Dès que l'orateur dévie de son propos, je me mets en colère et je l'apostrophe : « vous êtes un menteur, Monsieur le député, vous aviez promis de ne pas faire de politique aujourd'hui... » La salle s'anime. Il y a des partisans et les adversaires de ma remarque, mais mon confrère s'est éclipsé.
Le soir, devant un bon feu, nous discutons du « militantisme » et du « journalisme ». Est-ce compatible ? Mon interlocuteur est catégorique : « On ne peut pas avoir deux carte, la carte de presse et celle d'un parti politique ». Fin du premier épisode.
L'auteur de la remarque acceptait pourtant, quelques jours plus tard, un éditorial quotidien sur une grande chaîne de radio où il était officiellement présenté, c'était l'objet même de sa chronique, comme journaliste socialiste.
Anecdote révélatrice d'un comportement. Mais il y en a d'autres, caractéristique de ce que j'appellerai la première période.
Celle qui suit directement le 10 mai.
La première constatation, c'est qu'au sein des rédactions parisiennes de l'audiovisuel public, toutes les rédactions de l'audiovisuel public, il n'y a qu'une trentaine de journalistes adhérents du parti socialiste, je veux dire : inscrits dans une section et détenteur d'une carte. Les militants du parti communiste se comptent, eux, sur les doigts d'une main. Mais il y a, dit-on dans les couloirs, un certain nombre de cas supplémentaires qui auraient, au PC, « le statut particulier ». En clair, ce sont certains responsables syndicaux qui sont visés. À cette époque, les « militants » (ceux qui ont des choses à dire et qui le disent...) Sont plutôt à gauche. Les choses vont changer par la suite. Mais en retournant l'addition dans tous les sens, le résultat est toujours de même : « la gauche » est loin d'obtenir la majorité.

Ni responsabilité rédactionnelles...

Situation d'autant plus critique pour changer le rapport de force que personne, syndicaliste, militant politique, n'exerce évidemment de responsabilité rédactionnelle. Seuls quelques dinosaures, héritiers du passage lointain de la SFIO au gouvernement ont été « cristallisés » dans les superstructures sans avoir la possibilité d'exercer un pouvoir réel. Et pendant ce temps, les antennes continuent à émettre... La même chose qu'avant.
C'est par le haut que la « révolution » s'avance, lorsque le nouveau Président de la République, héritant de la loi de 1974 sur l'audiovisuel, procède aux nominations de nouveaux responsables. Des changements jugés révolutionnaires par la droite, mais dont on peut se demander s'ils ont bouleversé les données du problème. En posant la question, la réponse s'impose elles-même : c'est non.
Pourtant, par dose infinitésimale, des visages nouveaux apparaissent dans les rédactions : pour la plupart, les réintégrés des charrettes de 1968 ou de 1974. Ainsi que quelques camarades du parti communiste dont les noms et les fonctions auraient, paraît-il, été longuement négociés à l'extérieur de l'audiovisuel.
En fait peu importe – soyons pratiques – le seul problème, c'est que ces journalistes ne sont pas tous immédiatement opérationnels dans les rédactions. Mais, finalement, ce n'est pas bien grave puisque le produit livré aux auditeurs et téléspectateurs reste strictement identique à celui qui était livré « avant ». Deux mots, seulement, ont fait irruption, à la radio et à la télévision, dans les commentaires politiques. Ils résument, à eux seuls, le changement : « droite » et « gauche ». Jusqu'au 10 mai 1981, on disait : la « majorité » et l'« opposition ».
Alors, comme tout a été bouleversé, il faut bien trouver de nouveaux points de repère.
Pas de changement dans les rapports de l'information avec le public, statu quo également dans les rédactions. La période est pourtant marquée par le départ, le plus souvent volontaire, de quelques responsables. En aucun cas plus d'une dizaine. Ce qui donne prétexte à la droite d'orchestrer de redoutable campagne de presse contre le service public. Ces premières escarmouches mettent en évidence un fait qui pèsera lourd dans la bataille politique : la grande presse de gauche n'existe pas. Pourtant, dans les états-majors des syndicats et aux sièges des partis politiques le seul mot d'ordre est : « pas de chasse aux sorcières ». Consignes qui seront diversement suivies par la base, mais qui indiquent très nettement que le nouveau pouvoir n'est ni pour le « spoil system » à l'américaine, ni pour l'autogestion.
Lech Walesa vient d'être arrêté en Pologne. En France, l'émotion est grande et les organisations syndicales appellent à des arrêts de travail. À Radio France, la CFDT propose aux autres syndicats une grève active : une heure d'antenne animée par des grévistes afin de mieux connaître « Solidarité » et ses luttes. Proposition acceptée par tous les syndicats (CGT comprise), refusée, dans un premier temps par le Directeur Général. La Présidente de Radio France, de retour des États-Unis, réunit chez elles les représentants syndicaux, avec cognac et cigare. Non seulement, elle accepte les modalités de la grève, mais elle déclare la soutenir. Ce qui était la grève la plus signifiante de l'audiovisuel depuis le 10 mai, la première grève active depuis 1968, disparaît derrière la discussion de salon. Suite à cette « négociation », le Directeur de l'Information démissionne. Anecdote significative là encore : on gère la continuité, malgré les pressions de la base, en insufflant, d'en haut, quelques petits changements

Arrive la loi de 1982. Deux éléments de cette loi auront des conséquences (ou devrait en avoir) sur l'évolution de l'information : la création de la Haute Autorité et la reconnaissance, par le biais de la convention collective (qui doit encore être négocié à cette époque) que les journalistes de l'audiovisuel public sont des journalistes comme les autres. Ce qu ils n'étaient toujours pas : souvenez-vous des déclarations de Georges Pompidou sur la « voix de la France ». Deux éléments éminemment positifs, donc, mais qui ne seront pas dans l'immédiat perçus comme tel, parce que, il faut le dire, l'ensemble des organisations syndicales et notamment celles des journalistes, se sont battus contre cette loi qui ne correspondait pas à pas le à leur aspiration. Là encore, on touche au paradoxe. Jamais, au grand jamais, une telle concertation n'avait été mise en place pour aboutir à un tel texte : jamais, par exemple, avant 1981 les représentants des personnels n'avaient été autant reçus dans les instances gouvernementales et par les rapporteurs de la loi.

Le sentiment général, chez les mieux disposés à l'égard du pouvoir socialiste, c'est que la montagne a accouché d'une souris. Un seul point fait l'unanimité : le cordon ombilical entre le gouvernement et l'information audiovisuelle est institutionnellement rompu. C'est, à l'évidence historique.
D'autant que les journalistes ont obtenu que la Haute Autorité n'ait aucun pouvoir déontologique : ce qui les rend seuls responsables de leur travail. Arrivent de nouveaux responsables. Ils ne sont plus nommés par le Conseil des ministres, mais par les « sages de l'audiovisuel ». La période de transition est terminée. Commencent les premiers bouleversements positifs et sérieux. La création de nouvelles émissions, par exemple, qui cassent, qui changent, au moins dans les esprits, la façon de faire de l'information : c'est le cas de l'émission de Michel Polac sur TF1, c'est le cas du « journal d'en France » sur Antenne 2, c'est le cas du nouveau « Soir 3 ».
Eh oui !
Je suis désolé de dire, au risque de passer pour un farfelu ou plus grave, pour un mauvais professionnel, que je considérais « Soir 3 », version 1982, comme une tentative de renouvellement du genre assez nettement positif. Les critiques les plus véhémentes contre ce journal concernaient, la plupart du temps, la forme : les balbutiements des présentateurs, la longueur incontrôlée de cette édition nocturne. Tout cela est vrai, mais je persiste à penser que ce n'était pas l'essentiel. La forme, ça s'arrange avec le temps. Non, ce qui gênait dans ce « Soir 3 », là, c'était ce que d'aucuns, avec de gros arrières pensés politiques, ont appelé le sectarisme. Le terme, de mon point de vue, n'est pas adapté. Sectarisme, dans ce cas précis, ça veut dire : place importante consacrée au social et à la vie quotidienne des gens (le chômage et pas la hausse du dollar par exemple). Pensez donc ! Le chômage pouvait faire l'ouverture du journal !
C'est en fait de notre incapacité à proposer et surtout à défendre une information différente qu'il s'agit à travers le débat sur ce « Soir 3 » la.... Autre critique, souvent entendue : « on y voit que des gens de la majorité ». Cela mérite, au moins une fois, de se poser la question : mis à part les gens qui ont en charge les affaires de l'État, quels sont les vedettes audiovisuelles fabriquées dans le domaine politique par les médias depuis le 10 mai 1981 : Toubon, Léotard et Le Pen. De qui se moque-t-on ?

C'est à partir de cette réalité-là qu'il faut réfléchir sur « l'information depuis 1981 ».
Et donc revenir quelque peu en arrière pour comprendre. Inutile de rappeler qu'avant 1981, un pacte non écrit lie les journalistes (je parle ici en particulier de ceux de l'audiovisuel) au pouvoir politique : c'est l'appartenance de classe. Même si c'est une notion qu'on cherche à faire disparaître. L'étude récente, faite par le CPJ (centre de perfectionnement des journalistes) dans ce domaine, est parfaitement clair. C'est très majoritairement dans la bourgeoisie que se recrutent ceux dont le métier est d'informer. La loi de 1974, pour le service public de la « radio télé », n'est donc que la transposition de cette constatation sociologique.

… Ni compétence à gauche ?

Le libéralisme, sur ce plan, c'est donc la nécessité de maintenir, au moins, cet équilibre de classe (par le recrutement) et de le faire durer en octroyant aux journalistes un statut social parallèle aux structures classiques de la vie politique : « l'information, c'est le quatrième pouvoir ». Et, c'est un fait incontournable, qu'avant mai 1981, les journalistes étaient, obligatoirement pour exister en tant que tels, très liés au pouvoir.
Pour défendre, mais même aussi pour critiquer la politique mise en place à cette époque : c'était le seul moyen d'obtenir des informations, et qu'est-ce qu'un journaliste sans information ? Le problème, c'est qu'après mai 1981, le même réseau de connivence et d'amitié à continuer à servir. Il fonctionne à l'évidence remarquablement bien.
Avez-vous entendu à la radio, ou vu à la télévision, depuis le changement (un mot que personne n'emploie plus), d'autres spécialistes agricoles, industriels, militaires que ceux que vous connaissiez déjà avant : les anciens ministres ou « experts » des pouvoirs précédents. Non. La conclusion pour l'auditeur ou le téléspectateur, c'est qu'au-delà du gouvernement actuel, le parti socialiste, le parti communiste et les radicaux ne possèdent personne de compétent pour intervenir sur ce dossier. C'est la première conclusion ; la seconde, c'est que la vie politique est l'affaire de quelques-uns : des professionnels. De quoi vous dégoûter de militer.
C'est de ce point de vue que je juge le « Soir 3 versions 82 » de façon positive. Qu'on me le pardonne ! On a vu, là, sur le petit écran, des visages nouveaux (comme dans le « journal d'en France » d'ailleurs) des gens qui avaient eu l'outrecuidance de parler politique, économie ou social sans faire parti du « club ».
Rassurons-nous, « l'expérience », n'a pas continué : on est vite revenu à des règles imposées par « les autres ».
Idéologiquement, parce qu'il s'agit de cela, la gauche a perdu cette bataille. Alors qu'elle avait la possibilité de la gagner en continuant, tranquillement, à réaliser son projet.
La meilleure preuve, à mon sens, c'est « Droit de Réponse » de Michel Polac. Une émission et un homme qui en ont « pris plein la gueule ». Souvenez-vous des campagnes de presse, des sondages qui soutenaient ces campagnes. Par miracle, mais pas sans courage, l'émission a continué. Avec quelques aménagements de détail, elle culmine aujourd'hui en tête du hit-parade des rapports d'écoute.

« Même les poissons rouges y perdent leur sillage »

Ce qui caractérise cette seconde période, c'est que n'avons pas su (et ce reproche ne s'adresse pas aux seuls journalistes : Messieurs les députés et les ministres, bonjour !) rester nous-mêmes. Je ne sais plus qui a dit en 1982/1983 : « ce qui caractérise l'audiovisuel, c'est que même les poissons rouges y perdent leur sillage ». Ça me paraît bien résumer le problème. Un journal de 13 heures comme les autres sur France Inter. Avec une petite différence toutefois. Nous venons de toucher un nouveau journaliste. Un nouveau responsable. Nous ne nous connaissons pas et pourtant dès la fin du « papier » que je fais ce jour-là, il se précipite sur moi : « nous devons déjeuner ensemble. Si tu es libre, faisons ce déjeuner aujourd'hui ». Avant même d'avoir commandé le repas, je connaissais les raisons de cette invitation. Mon nouveau confrère tenait à me faire savoir qu'il n'était pas membre du parti, « mais ma femme milite ». Lui, se dit proche de la deuxième gauche, mais de hautes responsabilités en région lui ont interdit de « prendre sa carte ». C'est la deuxième version en quelques mois, du : « on ne peut pas avoir de carte... » On est dans la même veine, mais laissez-moi vous en raconter une autre : « comment peut-on reconnaître dans une conférence de rédaction, un journaliste communiste ? » Réponse : « c'est le seul à côté duquel personne n'est assis ». Elle dit bien ce qu'elle veut dire, non ?
C'est dans cette période, dans cet environnement, qu'ont eu lieu les pires batailles à l'intérieur des rédactions. Des batailles entre individus pour des postes clefs qui, heureusement, n'ont pas toutes été perdues. Mais, à travers les hommes, il y avait également des incidentes politiques évidentes pour tout le monde, sauf pour ceux qui font semblant de ne pas vouloir voir. Et certaines choses ont changé de façon positive, même si on est encore loin du pluralisme, qui reste un mot d'ordre non réalisé. Cependant, les changements d'hommes ne règlent pas tout. Il aurait dû s'agir pour la gauche, pour le socialisme, de réaffirmer (ou de réactualiser) certaines idées sur l'information.
Et nous sommes déjà dans la troisième période : aujourd'hui. La période qui correspond à la naissance de « Canal+ » et à l'amorce du débat sur les télévisions privées. Non, ce débat n'est pas terminé. Le mérite des gouvernements issus de mai 1981, et il est historique, irréversible, est d'avoir libéré la communication.
C'est un fait sur lequel, encore une fois, il n'est pas question de revenir. Encore qu'il ne touche qu'une direction de la circulation des informations, verticalement, et du haut vers le bas, pour schématiser. Il est donc possible d'améliorer tout ça. Je ne prendrai qu'un exemple, en dehors de « l'affaire Hersant », qui reste le scandale permanent de ce dossier : il y a actuellement en France un peu plus de 1000 radios locales privées : elles n'ont créé que 200 nouveaux emplois de journalistes. Alors quid de l'information ? Même question pour « Canal+ ». Réponse : un ersatz.

McLuhan dans toutes les rédactions

Il y a là un débat à ouvrir, tout de suite, et qui est lié, pour une part, mais pas dans sa totalité, à la régionalisation. Compte tenu de l'existence nouvelle de deux composantes (rivales ou complémentaires ?) Dans ce dossier politique, économique, institutionnel, industriel, scientifique et pourquoi pas moral : le secteur public et le secteur privé, ne serait-il pas plus sage, pour l'avenir, de revenir au postulat suivant : « la communication est un service public ». Comme la santé, par exemple, ou privé et public cohabitent. Bref, l'information, et les journalistes, sont dans cette troisième période, brutalement confrontés à la présence de McLuhan dans toutes les rédactions.
Il est la, on peut le toucher par caméra Betacam et écran informatique interposés. C'est une véritable révolution technologique et de société. On pouvait espérer pendant la première et la deuxième période, que les soubresauts dans les rédactions (à la limite les grèves), les créations et les suppressions d'émission auraient eu suffisamment d'écho chez les usagers ou les consommateurs pour qu'un certain nombre de questions soient posées différemment. Il n'en a rien été. On ne peut que le regretter mais ce n'est finalement pas si grave. C'est ce que j'ai tenté de vous raconter.
Les enjeux de cette troisième période sont autrement plus importants (et notamment parce qu'on se repose, d'un bloc toutes les questions mal résolues depuis 1981). Ces enjeux méritent une véritable mutation de la gauche, elle est déjà commencée à droite. C'est un dossier éminemment politique, au sens noble du terme, qui vaut bien un large débat. Il est indispensable que les « professionnels » ne soient pas seuls en course. Professionnels de la communication, de la politique. Cela concerne tout le monde. Il ne faudrait pas que cette bataille, de la même importance que celle de l'enseignement, se déroule de la même manière. La conclusion, pour le journaliste que je suis, pour le militant de base que je suis également, c'est que les choses me semblent mal engagées. Non pas que les choix faits par le parti socialiste, seul à gauche à s'engager dans cette bataille, soient mauvais. Je pense seulement qu'ils n'ont pas été expliqués et que, ce faisant, ils ne seront pas compris. Comme pour la restructuration des aciéries ou la bataille de l'informatique, il ne faudrait pas être trop « en avant des masses ». Autrement dit : « on n'a jamais raison tout seul ». Mais peut-on aujourd'hui être socialiste et poser publiquement cette question ?

Yves Loiseau

Janvier-Février 1985
Politique aujourd'hui
Nouvelle série Numéro 8
Dossier "Tempête sur les médias"